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Les tribulations d’un formulaire chez les Wallons et les Bruxellois

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le PS, la FAPEO et le CAL font peu de cas de l’esprit démocratique dont ils ne cessent de chanter les louanges. Afin que les parents puissent choisir en connaissance de cause, le PS avait exigé que chaque culte ou conviction se présente brièvement sur le nouveau formulaire pour opter entre un « cours philosophique » ou sa dispense au profit d’une seconde heure de CPC. C’était une bonne idée ; les cultes se sont exécutés mais quand le gouvernement de la CWB examina le prototype, deux ministres PS avalèrent leur café de travers. Sans explication, ils lui opposèrent un non catégorique. L’offre religieuse était-elle trop habilement présentée ?

Ce fut donc un autre formulaire sans commentaire que les parents auraient dû remplir pour le huit juin. Sauf que la soupe n’était pas encore au goût des intégristes laïques. Vendredi 19 mai au matin, on apprenait que le CAL et la FAPEO avait déposé un recours en extrême urgence au Conseil d’Etat pour s’opposer au formulaire bis. Le choix des parents est suspendu en attendant la décision de justice.

Quelle mouche a donc piqué le corps calleux des « calistes » ? Ces gens n’ont jamais digéré le fait que le ministère ne cédât pas d’emblée à leur exigence consistant à distribuer le formulaire en deux temps : d’abord opter pour la dispense des « cours philosophiques » ; soumettre ensuite un seconde lettre pour choisir entre les religions et la morale, mais seulement à ceux qui se seraient entêtés à refuser la dispense. Le CAL estime en effet que « le formulaire proposé par le ministère [2e version] ne serait pas conforme aux prescrits légaux [car] il impose en premier lieu le choix d’un éventuel cours de religion ou de morale, en contradiction avec la décision du Conseil d’Etat qui stipule que personne n’est tenu de dévoiler ses convictions. » (www.laicite.be/deux-heures-cest-mieux). J’aurais plutôt tendance à penser que la démocratie pratique exige que l’on affiche clairement et librement ses convictions…

Tant d’autres choses attestent d’ailleurs des tendances de plus en plus délirantes au sein du CAL. Par exemple, son mensuel a diffamé le CEREO en affirmant que nous étions une marionnette des cultes alors que nous sommes une association indépendante fondée à l’initiative de professeurs de toutes les religions enseignées (Espace de Libertés, mai 2017). Cette insinuation malveillante trahit la raison fondamentale du raidissement laïque. A savoir : un certain réveil religieux qui, dans le cadre scolaire, se manifeste par un attachement renouvelé aux cours de religion.

Les pressions intenses du CAL ; la toile qu’il a tissé dans le landernau politique ne cessent de torpiller le dialogue attendu entre les religions et la laïcité. Le CAL jette de l’huile sur le feu de tous les intégrismes.

Axel De Backer, 20 mai 2017

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